#SorryNotSorry

8/28/2017

Dans la catégorie "blogueuse qui ne tient pas ses promesses", je sens que je viens de décrocher la palme d'or. 😂

Coucou les filles! J'espère que vous allez bien. Je sais, je sais, au début de l'été, je vous avais promis des articles à foison, une présence quasi journalière sur les réseaux sociaux et pourquoi pas un ou deux concours histoire de se dire "Ouf, l'été est bien là"

Sauf que le cosmos (oui oui, on va tout lui mettre sur le dos à celui-là) en a décidé autrement. D'une part, je suis resté plus de 6 semaines sans connexion internet chez moi en raison des travaux sur la ligne et d'autre part, j'étais à fond sur un projet qui verra bientôt le jour (Crossfingers... Jour J-35)

Maintenant que ma ligne est à nouveau opérationnelle (Netflix, mon amour), je peux enfin partager avec vous ce billet qui à une importance presque capitale pour moi. 

Il y a quelques semaines, j'ai eu une discussion très intéressante avec Gaëlle Prudencio. En effet, pour l'avoir rencontré plusieurs fois, Gaëlle a remarqué un petit truc sur mes photos. L'absence de certains défauts mais aussi des petit flous autour de mon visage.... 


Ma peau, mon combat! 

Je m'appelle nell, j'ai 20 ans (tchiiiiiiiiiip) et je suis une blogueuse qui retouche ses photos. Pas des retouche pour m'affiner  (on n'est d'accord que j'en ai pas besoin), mais plutôt pour camoufler l'un de mes plus gros complexe: des cicatrices chéloidinne sur le visage

Selon Google "une cicatrice chéloidienne est une forme de cicatrice résultant d'une excroissance du derme au niveau d'une blessure."

Pour moi, c'est juste des boutons qui non seulement sont disgracieux mais en plus font mal et démangent à mort. La moindre petite plaie (piercing aux oreilles, acnés, point noir, piqure de moustique...), le moindre de mes petits bobos se transforment en cicatrice chéloïdienne. Le cap ingrat de l'adolescence passé, je me suis retrouvé avec la partie inférieur du visage recouverte de ces cicatrices. 

Dès l'âge de 10 ans, j'ai essayé des traitements qui soit n'ont eu aucun effet, soit ont empiré les choses. Alors j'ai appris à vivre avec. Le dicton ne dit-il pas de se joindre à son "ennemie" quand on n'arrive pas à le combattre? Et bien pendant toute mon enfance et une partie de mon adolescence, j'ai appris à vivre avec. Sauf qu'à partir d'un moment, mes chéloïdes étaient le centre de toutes les conversations. Que ce soit dans le cercle familial, entre amis, entre collègues et même ... dans le métro. 
C'est ainsi que je me suis mise à fuir mon visage dans le miroir. Si tout le monde en parle, et pas toujours en bien, c'est que c'est forcément affreux, moche, laid.... Contre nature ... Le but ultime de ma vie à partir de ce moment était de les cacher autant que possible. J'ai commencé à sortir de chez moi avec une écharpe qui ferais pâlir celui de Lenny Kravitz, à fuir le regard de mes interlocuteurs car j'avais peur d'y découvrir du dégout. 

Puis un soir, je suis tombé sur une magnifique jeune fille en faisant mes courses. Elle s'est approché de moi et puis on a engagé la conversation. Elle avait des chéloïdes elle aussi. Plein le visage mais n'empêche, elle était belle. Mieux, magnifique. Elle avait un maquillage coloré, un collier en plastron et même des pendants d'oreilles. Chose auxquelles j'ai dû renoncer moi, car je ne voulais pas attirer encore plus l'attention sur le bas de mon visage. 
Voire cette jeune femme être en paix avec sa féminité malgré ses problèmes de peau m'a donné à réfléchir. 

Vais-je passer ma vie à me cacher sous des foulards? J'ai un problème de peau qui n'est pas très commun. Certes. Mais dois-je laisser ce problème ou plutôt ce que la société en pense géré ma vie, mon rapport à moi même et à mon prochain? 

Petit à petit, j'ai commencé à faire des chignons hauts (l'afro puff c'est la vie). Fini le big afro qui me bouffe la moitié du visage. Puis j'ai délaissé mes grands foulards, pour des foulards en soie.... Regarder droit dans les yeux, voire fusiller du regard ceux qui me dévisagent ouvertement dans les transports en commun. Piquer une ou 2 crises de nerfs ( à la sauce africaine lol) à chaque fois que mon problème de peau arrive sur le tapis... Et dire à ceux qui ne veulent pas me faire la biz car je suis contagieuse (ce qui n'est pas le cas) que s'instruire n'est pas une option quand on vit en société. 

J'avais envie d'en parler par ici car il existe très peu d'informations sur les chéloïdes. Et ce même dans le corps médical. Les médecins vous font essayer plusieurs traitements tous douloureux les un comme les autres pour au final ne pas avoir du tout de résultats si ce n'est l'aggravation du problème. 

Ce manque d'information à aussi contribuer au développement de mon complexe car pendant longtemps, j'ai cru que je n'étais pas "normale". 

Mais je ne me sentais pas prête à en parler ouvertement par ici car j'ai commencé ce blog avec ce complexe et j'ai tout fait pour le camoufler. Et en parler serait un peu comme une imposture. Même si d'une certaine manière c'était le cas. 
Puis j'ai reçu un message de la magnifique Gaëlle, qui a su trouver les mots justes pour me faire sauter le pas sans culpabiliser. Je la remercie grandement. 

Parler de mes problèmes de peau aussi ouvertement pas ici est la dernière pièce du puzzle qui me manquait. 


Ce que je porte 

Maillot de bain Décathlon ici (customisé)

Kimono DIY similaire 

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